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| FORGIVENESS (2007-2008) | |
Forgiveness was made in collaboration with prisoners from the Centre Pénitentiaire de Luxembourg (CPL), inviting the public to look at them and reflect upon punishment models.
A paragraph in the local newspaper provided the germ of the project: two repentant prisoners said "I'm sorry" to the judge in whose hand their fate now laid. But after what “punishment” is forgiveness possible? What does it mean to forgive? After the CPL psycho-socio-educational service had selected about ten prisoners, all serving long sentences for violent crimes, I began a series of one-on-one meetings with them. During six months, our dialogue carried on, suffused with both trust and suspicion, offering the prisoners a space for expression, but also revealing the tensions they were experiencing. Thus, that process was the occasion, for me, to initiate a critical reflection on models of justice (punitive / rehabilitative). Their sufferings, punctually unveiled, more broadly shed light on the emotional, psychological and physical strategies they employed to survive isolation, a condition not exclusive to the prison world. With this work, I pursued my examination of failures of communication, as well as the tension between still and motion pictures when they are inhabited by isolated, yet exposed beings. The works produced with the prisoners thus offered an alternative and living space where their voices could be heard. In collaboration with the Centre pénitentiaire de Luxembourg and their Psycho-Socio-Educational Service, the Centre culturel de rencontre Neumunster, Jean Reitz, the Rijksakademie van beeldende kunsten, and with the support of the Conseil des arts et des lettres du Québec. |
Forgiveness a été réalisé en collaboration avec des prisonniers détenus au Centre pénitentiaire du Luxembourg, invitant le public à porter un regard sur eux et à réfléchir aux modèles punitifs.
Un entrefilet paru dans le journal local a marqué l’amorce de ce projet : deux jeunes détenus déclaraient, repentants, « Je m’excuse » devant le juge entre les mains duquel reposait maintenant leur sort. Mais après quelle « peine » purgée le pardon est-il possible ? Que signifie pardonner ? Après une sélection effectuée par le service psycho-socio-éducatif du Centre pénitentiaire du Luxembourg (CPL), j'ai entrepris une série de rencontres individuelles avec une dizaine de prisonniers purgeant tous de longues peines pour crimes violents. Au cours des six mois suivants s'est poursuivi ce dialogue entre eux et moi, oscillant entre méfiance et confiance, offrant aux prisonniers un espace d'expression, mais révélant aussi les tensions psychologiques qu'ils vivaient. Aussi, ce processus est devenu, pour moi, l'occasion d'une réflexion sur les modèles de justice (punitive / de réhabilitation). Plus largement, leur souffrance, ponctuellement dévoilée, a jeté un éclairage sur les stratégies (émotionnelles, psychologiques, physiques) employées pour survivre à l'isolement, condition n'étant pas exclusive à l'univers carcéral. En collaboration avec le Centre pénitentiaire de Luxembourg et leur Service psycho-socio-éducatif, le Centre culturel de rencontre Neumunster, Jean Reitz, le Rijksakademie van beeldende kunsten et avec le support du Conseil des Arts du Québec. |